Salon Hello handicap PME: un excellent vivier pour recruter

Comment recruter un travailleur handicapé lorsqu'on est patron de PME ? Grâce à Hello Handicap PME, un salon en ligne qui matche candidats et employeurs. Il revient pour une 2ème édition du 13 au 15 février 2019. Une démarche gratuite.

22 novembre 2018 • Par Nicolas Bissardon, organisateur de l'événement Hello Handicap

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Handicap.fr : Pourquoi cette initiative inédite, entièrement dédiée aux PME (petites et moyennes entreprises, de 10 à 250 salariés) et ETI (entreprises de taille intermédiaire, de moins de 500) ?
Nicolas Bissardon, organisateur du salon Hello handicap PME : Parce que handicap.fr et Klésia, qui en sont à l'origine, sont convaincus que le chômage des personnes handicapées n'est pas une fatalité. Nous voulons aider les petites entreprises, souvent démunies face à ces objectifs, dans leur recrutement. C'est le plus important événement dédié au recrutement de travailleurs handicapés en France.

H.fr : Combien d'éditions de Hello handicap PME ?
NB : La première a eu lieu en décembre 2017 (article en lien ci-dessous), la seconde du 13 au 15 février 2019. Mais, depuis 2015, sur nos salons Hello handicap, nous avions déjà un village PME. Comme il rencontrait un vif intérêt, nous avons décidé d'en faire un salon spécifiquement dédié.

H.fr : Toutes les PME ne sont pas soumises à l'obligation d'emploi et pourtant, il y a, parmi elles, de très bons élèves...
NB : Oui, on observe sur le terrain qu'elles sont plutôt exemplaires sur le sujet. D'abord parce que celles de 20 salariés et plus sont, de fait, soumises à l'obligation d'emploi. Et celles qui n'ont pas encore atteint ce seuil seront certainement, un jour ou l'autre, concernées au recrutement de travailleurs handicapés. L'objectif de toutes les boites, c'est de grandir. Certaines cherchent donc à anticiper cette obligation.

H.fr : Pourtant, la plupart des entreprises affirment qu'elles ont du mal à recruter...
NB : Oui elles galèrent car, contrairement aux grosses boites, elles n'ont pas un recruteur à demeure ou une mission handicap. C'est souvent le chef d'entreprise multitâches, qui n'a pas le temps ni les moyens de diffuser des offres d'emploi à prix d'or sur les sites dédiés, qui se charge du recrutement. Hello handicap PME, en mettant à disposition des consultants qui présélectionnent les candidatures, enlève de nombreux freins aux chefs d'entreprises qui veulent entrer dans cette démarche.

H.fr : Globalement, quel bilan de la 1ère édition, notamment en termes de profils, de handicap, de niveau de qualification ?
NB : On ne connait pas les handicaps, c'est illégal de le demander. Ce peuvent être des problèmes de dos, d'audition, de vue, une maladie chronique, la nécessité de suivre des soins... Albert Einstein était bègue et dyslexique, Thomas Edison, Walt Disney dyslexique, tout comme Richard Bronson le PDG de Virgin et Ingvar Kamprad fondateur d'Ikea, Grand Corps Malade boîte, Mimi Mathy est une personne de petite taille… Leur talent ne fait aucun doute. Les personnes handicapées sont compétentes et ont parfois simplement des besoins spécifiques auxquels l'Agefiph aide à répondre, si nécessaire. Ensuite, nous attirons les candidats selon les offres qu'on nous confie. Sur le 1er salon PME, 50 % avait Bac+2 et plus.

H.fr : Mais pour les personnes moins qualifiées ?
NB : Il y a aussi des offres. En fait, c'est assez hétérogène. Nous encourageons donc tous les candidats à déposer leur CV.

H.fr : Les postes à pourvoir sont dans toute la France ?
NB : Oui, tous les métiers, dans toutes les régions. Sur l'édition de 2017, des milliers de candidats se sont inscrits. Parmi eux, il y a forcément ceux que les entreprises recherchent.

H.fr : Pour participer, c'est compliqué ?
NB : Non, très simple. Il suffit pour les entreprises de se rendre sur la page dédiée pro.hello-handicap.fr (en lien ci-dessous), de remplir un formulaire en ligne en faisant connaître leurs besoins. Elles organisent ensuite des entretiens, par téléphone ou tchat, avec les candidats présélectionnés. Pour ces derniers, qui ont parfois une station debout pénible, de difficultés d'élocution, de déplacement ou d'audition, c'est plus confortable puisque la mise en relation se fait à distance. En 2017, 120 entreprises nous ont fait confiance ; depuis que les inscriptions ont ouvert début novembre pour l'édition de février 2019, nous en sommes déjà à 105 inscrits.

H.fr : Mais à quel prix ?
NB : C'est totalement gratuit, à la fois pour les entreprises et, bien sûr, pour les candidats, grâce au soutien financier de Klésia. Nous pouvons également compter sur celui de l'Agefiph et de Pôle emploi.

H.fr : C'est presque un « salon d'intérêt public ». Le gouvernement soutient-il cette démarche ?
NB : Oui, Sophie Cluzel, secrétaire d'Etat au Handicap, nous fait une nouvelle fois confiance. Quant à Emmanuel Macron, il nous avait accordé son haut-patronage lors de la 1ère édition. Ce projet novateur a également été récompensé par le prix Ocirp handicap 2018 (clip ci-dessous).

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