Agefiph, j'ai le bon profil !

Leur "bonne bouille" fait recette sur les marchés !

Résumé : Gilles Versluis, éleveur de cochons, a créé l'association "Les bonnes bouilles de Bouillac". Son projet ? Permettre à de jeunes adultes handicapés, comme son fils, trisomique, d'accéder à l'emploi, sur les marchés, au contact du public.

Par , le 

Lire les réactions et réagissez !

Les bonnes bouilles de Bouillac est une association née à l'initiative de Gilles Versluis, éleveur de porcs gascons, en Dordogne. Son objectif ? Montrer que son fils, Jules, avec une trisomie 21, ne manque pas de ressources. C'est en remarquant l'intérêt porté par certaines personnes au handicap de son fils, lorsqu'il en parle, qu'il prend la décision, avec d'autres parents, de se lancer dans cette aventure. Il décide ainsi d'installer un petit stand pour vendre ses produits (jambons, saucissons…), accompagné d'un jeune adulte en situation de handicap. Même si Gilles est personnellement touché par la trisomie, son projet concerne tous les handicaps, sans exception.

Au contact du public

Avec la rencontre d'Hugues, un jeune adulte porteur de trisomie 21, les choses se concrétisent. « Je l'ai croisé dans le bus de mon fils, et c'est après avoir rencontré ses parents que je lui ai proposé de venir travailler avec moi », explique l'éleveur. Ce dernier est convaincu que le jeune homme a le profil parfait pour mener cette petite affaire. « Il manifestait le désir d'être au contact de la clientèle », une qualité sur laquelle Gilles peut encore compter aujourd'hui. Avec l'envie de rassembler des personnes différentes et de mettre en lumière le handicap, son initiative prend rapidement de l'ampleur.

Une initiative qui sort de l'ordinaire

Contrairement au Téléthon, l'objectif de cet entrepreneur n'est pas de « récolter de l'argent mais de faire quelque chose qui permette aux personnes handicapées de participer », de manière active. Leur proposer un emploi, les mettre en condition de travail, c'est leur donner la visibilité et surtout la reconnaissance qu'ils peinent d'ordinaire à obtenir. « Les gens n'ont plus le temps de se rencontrer, d'échanger », déplore le président de l'association. C'est là tout l'objectif de son engagement : créer un lieu de partage. Selon lui, « trop peu de personnes en situation de handicap sont visibles aux yeux du monde, alors qu'ici les gens viennent, discutent, et c'est déjà beaucoup. » Lorsque la mairie de Belvès lui propose de s'installer sur son marché pour y tenir un stand tous les samedis, le père de famille voit beaucoup plus grand. Pour avancer, il faut des financements, et le marché est un bon moyen de faire connaître son projet.

D'autres projets…

Après deux ans à Belvès, Gilles Versluis continue d'avoir des rêves plein la tête. Il souhaite s'installer sur trois autres marchés, avec, toujours, derrière l'étal, une personne en situation de handicap. Touche-à-tout, il rénove également une vieille bâtisse à Bouillac afin d'en faire un lieu de vie qui accueillerait entre cinq et sept employés avec un handicap mental. « La situation de la personne importe peu. Ce qui compte réellement, c'est sa motivation et son envie d'interagir avec un public », confie-t-il . Dans un cadre naturel, sur plus de 6 hectares, le site proposera également une ferme et devrait ouvrir ses portes à des visiteurs en quête de calme et de sérénité.


© Les bonnes bouilles de Bouillac

Lire les réactions et réagissez !  

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

Sur le web


Commentaires

Réagissez à cet article

Le 06-04-2018 par Danièle meyer :
Ayant moi même un fils handicapé mental j ai bcp apprécié l intervention sur France interdu papa de HUGUES.je trouve cette façon de confronter un handicapé a la société pr lui permettre de se sentir apprécié et intégré surtt a avoir appris à savoir rendre l argent.

Soumettre votre avis

Rappel :

  • Merci de bien vouloir éviter les messages diffamatoires, insultants, tendancieux...
  • Pour les questions personnelles générales, prenez contact avec nos assistants
  • Avant d'être affiché, votre message devra être validé via un mail que vous recevrez.

Haut

Recevez la newsletter Handicap.fr