Pôle emploi teste un système d'accueil pour sourds

Résumé : Pôle emploi expérimente depuis juin 2017 un dispositif d'accueil pour les demandeurs d'emploi sourds et malentendants. Celui-ci permettrait de communiquer avec un conseiller en langue des signes, selon un document transmis aux syndicats.

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Un nouveau système d'accueil des personnes sourdes et malentendantes chez Pôle emploi ? C'est ce qu'explique un document transmis aux syndicats de l'opérateur et consulté par l'AFP. Lorsqu'ils se rendent en agence, avec ou sans rendez-vous, les demandeurs d'emploi sourds et malentendants sont accueillis par un conseiller muni d'une tablette tactile. Grâce à une application, le conseiller et le demandeur d'emploi peuvent se connecter à une « plateforme de visioconférence » pour se mettre en relation avec un interprète en LSF (langue des signes française). Depuis juin 2017, l'organisme expérimente ce nouveau système d'accueil.

Boucle à induction et transcription instantanée

L'application permet également, si la personne concernée préfère, de communiquer grâce à la « transcription instantanée de la parole ». Pour les personnes malentendantes, une boucle à induction magnétique est également prévue. Ces dispositifs, testés dans les agences de la région Hauts-de-France depuis le 19 juin, seront déployés progressivement dans toutes les agences de métropole et d'Outre-mer à partir de la semaine du 13 novembre 2017, pour un bouclage des installations au 31 décembre, selon le document.

De 7000 à 8000 cas concernés

En Outre-mer, le service d'interprétation en langue des signes ne sera toutefois accessible, dans un premier temps, que sur les plages horaires d'ouverture des agences en métropole. En « s'affranchissant des difficultés de communication », les conseillers et les demandeurs d'emploi pourront « se recentrer sur l'accompagnement et le conseil », assure le document. Pôle emploi estime autour de 7 000 à 8 000 le nombre de demandeurs d'emploi déficients auditifs, a indiqué la direction de l'opérateur aux syndicats, selon un compte-rendu rédigé par la CFE-CGC. Le coût des tablettes et de l'accès au service s'élève à 200 000 euros mais pourrait faire l'objet d'un financement du Fonds social européen (FSE).

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