Loi Handicap: Philippe Bas annonce un renforcement du volet emploi

Résumé : Le ministre délégué aux Personnes handicapées, Philippe Bas, a annoncé qu'il allait renforcer le volet emploi de la loi Handicap, promulguée il y a un an et qui 'entre en 2006 dans la période du concret', sous le regard vigilant des associations.

Par , le 

Par Cédric SIMON

PARIS, 9 fév 2006 -

[BC][EC]Rappelant que "30% des personnes handicapées sont au chômage", M. Bas a indiqué qu'il souhaitait "renforcer le volet emploi de la loi pour améliorer l'accès à l'emploi des personnes handicapées", lors d'une conférence de presse pour le premier anniversaire de la loi du 11 février 2005.
[BC][EC]Le ministre a notamment annoncé la création d'un dispositif en faveur des "entreprises adaptées", nouvelle appellation depuis le 1er janvier des ateliers protégés, des structures qui emploient en France environ 20.000 travailleurs handicapés.
[BC][EC]"Avec Gérard Larcher (le ministre délégué à l'Emploi)", a dit M. Bas, "nous allons mobiliser près de 30 millions d'euros en 2006 , contre 18 M en 2005" pour ces 500 entreprises: elles bénéficieront d'un bilan économique et de plans d'objectifs, "avec une attention particulière aux situations d'urgence".
[BC][EC]Philippe Bas a par ailleurs lancé une mission pour le "renforcement de la cohérence et de la coordination du dispositif d'accompagnement vers l'emploi pour les travailleurs handicapés".
[BC][EC]La Loi Handicap "entre en 2006 dans la période du concret", a estimé M. Bas. "L'énorme chantier réglementaire n'est pas tout à fait terminé, mais dans les domaines essentiels, tout est en oeuvre", s'est-il félicité.
[BC][EC]Le texte du 11 février 2005, plus grande loi handicap votée en France depuis 30 ans, a notamment mis en place une prestation de compensation du handicap (PCH), et une garantie de ressource à hauteur de 80% du Smic pour les personnes handicapées ne pouvant pas travailler.
[BC][EC]Cette loi a créé les Maisons départementales du Handicap, qui doivent, depuis le 1er janvier, informer et orienter les personnes handicapées et elle durcit la contribution à un fonds spécial des entreprises ne respectant leurs obligations légales d'employer au moins 6% de personnes handicapées.
[BC][EC]"La loi ne peut pas tout, il faut aussi que les mentalités changent", a affirmé le ministre, annonçant le lancement, le 11 février, d'une campagne nationale de sensibilisation. Elle sera notamment composée de spots radio "pour faire changer le regard de la société sur les personnes handicapées".
[BC][EC]Face à l'optimisme de M. Bas, les associations ont prévenu qu'elles se montreraient "vigilantes" quant à la mise en oeuvre de la loi.
[BC][EC]La FNATH (accidentés de la vie) a salué "la concertation fructueuse" avec le ministère sur le texte mais a aussi fait part de sa "vive déception" sur la question des ressources".
[BC][EC]"La garantie de ressources de 80 % du SMIC prévue par la loi ne profite guère (aux accidentés de la vie) du fait de conditions d'accès extrêmement restrictives", a-t-elle regretté.
[BC][EC]L'association a précisé qu'elle serait "particulièrement attentive et vigilante à l'application de la loi", à l'instar de l'Unapei (handicap mental), qui a souligné "l'insuffisance des financements apportés aux entreprises adaptées".
[BC][EC]Quant à la Coordination Handicap et Autonomie (personnes lourdement handicapées), elle a organisé un rassemblement jeudi devant le ministère pour dénoncer "le bras de fer politico-administratif opposant l'Etat aux conseils généraux", depuis l'entrée en vigueur de la Loi Handicap.
[BC][EC]"L'Etat a cessé de verser les fonds +grande dépendance+ et, de ce fait, des personnes se trouvent en danger vital", a affirmé à l'AFP Anne-Sophie Parisot, porte-parole de l'association.

cds/ed/hg

[BI]« Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© (2003) Agence France-Press.Toutes les informations reproduites sur cette page sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP. L'AFP ne pourra être tenue pour responsable des délais, erreurs, omissions qui ne peuvent être exclus, ni des conséquences des actions ou transactions effectuées sur la base de ces informations ».[EI]

Haut

Recevez la newsletter Handicap.fr