Un salarié heureux

Résumé : Embauché chez Carrefour (Villeurbanne, Rhône), en août 2 000, comme équipier de vente fruits et légumes, Xavier Granjon est un employé heureux.

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A quarante-deux ans, ce lyonnais a trouvé sa place après un parcours étonnant. « Quand j'ai commencé ma vie professionnelle, explique-t-il, j'ai travaillé chez un artisan maçon. » Licencié pour raison économique, Xavier entre en CAT à Chaponost (69). Après un stage d'été d'un mois, il y travaillera six mois, effectuant des travaux de montage électrique et de pignons pour tractopelles. Le Centre de réinsertion de Gorge de Loup lui propose un stage en cuisine : « ça allait me changer les idées. » Il passe six mois en cuisine, travaillant de 7h à 15h.

C'est à ce moment que le responsable du centre de réinsertion lui parle du poste proposé par Carrefour. Il commence comme stagiaire d'été, puis se voit embauché, effectuant 30 heures de travail hebdomadaire du fait de sa fatigabilité. « J'aime la manutention, charger, décharger. Je m'occupe aussi de la mise n rayon, j'ai besoin d'être toujours en activité. D'ailleurs, je ne tiendrais pas le coup en ESAT, le travail y est trop répétitif .»

Aujourd'hui, parfaitement intégré et considéré par tous comme un employé à part entière, Xavier affirme : « J'ai vraiment besoin du milieu ordinaire ! »

« J'aime mon métier »

Quand on lui demande comment il vit son activité professionnelle, Xavier raconte : « Je vis en foyer et je vais à pied au travail. Au magasin de Villeurbanne, il y a d'autres employés handicapés, une caissière sourde-muette, une caissière en réinsertion et une autre qui se déplace avec une canne. » Interrogé sur ses rapports avec la direction, il poursuit : « J'ai vu passer les directeurs et les chefs de magasin. J'ai toujours eu un bon contact avec eux. J'aime mon métier ! » Quant à ses collègues, il reconnaît que tout n'a pas toujours été facile : « Au début, il y en avait un qui ne m'aimait pas du tout. Au début, je ne disais rien, mais un jour, il m'a traité de sale handicapé qui n'avait rien à faire dans le magasin ! Après avoir été menacé de renvoi, il s'est calmé. En fait, il se montrait agressif parce qu'il voyait que je travaillais mieux que lui ! » Patrick Guyon, directeur du magasin depuis 4 ans, constate « une très bonne intégration des personnes handicapées au sein de toutes les équipes », tout en reconnaissant avoir été « étonné de cette intégration lors de [son] arrivée à Villeurbanne. »

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Commentaires

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Le 18-03-2009 par monique :
je t'envie tu sais,j'aimerais vraiment etre à ta place.et toi que fais tu pour aider ceux qui ont perdu tout espoir et qui vivent dans du noir?

Le 10-04-2009 par Resicato André :
Pour ceux qui pourraient penser que le parcours de Xavier est l'exception qui cofirme la règle qui voudrait que les personnes en situation de handicap ne peuvent guère prétendre à un emploi en milieu ordinaire, je souhaite témoigner car j'ai le plaisir d'accompagner Xavier dans son parcours professionnel, que sa réussite est le résultat de sa MOTIVATION, de ses capacités, et aussi, je le souligne car c'est une dse bases de sa réussite, de l'accompagnement mis en place par les travailleurs sociaux de l'ALGED, tant sur le plan social, médical et professionnel. Mon commentaire ne vise pas à tier la couverture ou de se "vanter" amis bien de témoigner que l'insertion et l'intégration des personnes en situation de handicap est vraiment possible si cet accompagnement est efficace. Je vous remercie de m'avoir lu. A. RESICATO

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