Sauver le Fiphfp : une réforme s'impose, en urgence !

Résumé : Des réserves bientôt à sec, des ponctions, des contributions en baisse. Comment poursuivre ses missions en faveur de l'emploi des personnes handicapées ? Le Fiphfp renouvelle ses inquiétudes... Une réforme s'impose, à très court terme !

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Faute de moyens et d'un "modèle économique pérenne et stable", le Fonds d'insertion des personnes handicapées dans la fonction publique (Fiphfp) ne pourra pas continuer d'assurer ses missions, a mis en garde le 2 février 2017 son nouveau président, Dominique Perriot. "Quelle que soit la couleur politique, il faudra bien traiter le problème", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse, en rappelant que les contributions du fonds ont baissé pour la cinquième année consécutive, soit une diminution de 41% depuis 2010, s'ajoutant à "des ponctions" qui "ont accentué le problème".

Entre ponctions et exonérations

Parmi elles, une contribution obligatoire de 87 millions d'euros en trois ans que le Fiphfp doit verser à l'Agence de services et de paiements (ASP) chargée de rembourser les employeurs sur les contrats aidés. Dernier coup dur en date, la baisse de contribution des universités au fonds décidée par le gouvernement afin de sécuriser les établissements d'enseignement supérieur face à la menace terroriste, et chiffrée à 30 millions d'euros (article en lien ci-dessous). Pourtant, a souligné M. Perriot, "alors que les contributions des employeurs diminuent, les besoins sont de plus en plus forts". Il a souhaité que l'Education nationale, aujourd'hui exemptée de contribution en raison du financement des auxiliaires de vie scolaires à sa charge, soit "associée au financement" du fonds.

Effet ciseau

En 2015, les dépenses du Fiphfp, auquel tous les employeurs publics qui embauchent moins de 6% de personnes handicapées doivent contribuer, se sont élevées à 160 millions d'euros contre 126 millions d'euros de contributions. "Ce modèle économique ne permet pas de continuer les missions", a mis en garde M. Perriot, réclamant aux futurs législateurs et président de la République "un modèle économique stable et pérenne" pour une "inclusion durable" des personnes handicapées dans l'emploi.

En chiffres…

La fonction publique employait 5,17% de personnes handicapées en 2015 (222 000 personnes) contre 3,74% en 2006. Ce taux devrait s'élever à 5,25% en 2016, selon M. Perriot. La fonction publique territoriale employait 6,22% de personnes handicapées en 2015 contre 5,41% dans la fonction publique hospitalière et 4,18% dans la fonction publique d'Etat.

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Commentaires

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Le 03-02-2017 par Rodolphe :
Si Pôle Emploi arrêterait le diriger les gens qui n'ont même pas 50 % d'handicap il y aurait de l'argent pour la réinsertion des handicapés à 80 % car les adapei embauche plus les 50 % que les 80 %

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