Connaître la déficience visuelle

Résumé : L'œil est l'un des organes qui sert à transmettre des informations au cerveau : il permet de bien se situer dans l'espace et dans le temps (nuit et jour) et d'identifier les gens et les objets dans notre entourage immédiat.

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Environ 90% de toutes les informations nécessaires à notre bon fonctionnement sont fournies par l'œil.

La personne déficiente visuelle doit donc apprendre à fonctionner à partir d'autres sources d'informations. Environ 3 millions de personnes en France vivent cette situation.

Par définition, une déficience visuelle ne peut pas être corrigée par le port de verres correcteurs. Elle s'évalue d'après l'acuité visuelle, qui est la faculté de percevoir les détails. Une perte à ce niveau implique une diminution de la netteté et de la clarté de la vision de près. La lecture devient plus difficile et l'environnement semble plus flou. Le champ visuel peut aussi être atteint et causer des difficultés, entres autres de déplacement.

Les déficiences visuelles comprennent différents degrés d'incapacité visuelle variant d'une vision affaiblie jusqu'à une absence totale de la vue. Ces différences se classent en deux catégories :

Personne aveugle : absence totale de la vue ou acuité de distance de 10 % (20/200) ou moins ;

Personne malvoyante : vision affaiblie, acuité de distance de 20/70 à 20/200 dans le meilleur œil avec verre correcteur.

La vision normale, quand à elle, se définit par une acuité de distance de 20/20 dans leur meilleur œil avec ou sans verre correcteur, et un champ visuel de 180°.

(source : centre d'orientation et de consultation psychologique, université de Laval)

Comment se comporter ?


Communiquer

• Pour entrer en contact, saluez la personne par son nom, présentez-vous et indiquez-lui la raison de votre présence. De même, informez-la de votre départ.
• Lorsque vous vous adressez à une personne avec une forte déficience visuelle, pensez à prononcer systématiquement son prénom afin qu'elle sache que c'est à elle que vous parlez.
• Dans la conversation, continuez à utiliser les mots « voir » et « regarder ». Les personnes ayant une déficience visuelle les utilisent aussi.
• Si quelqu'un vient se joindre à la conversation, informez-en la personne. Par la suite, avertissez-la de son départ.

En réunion, donnez votre nom quand vous prenez la parole / ne parlez pas à plusieurs en même temps /
commenter oralement les graphes que vous montrez à l'écran.
Favoriser les déplacements
Lorsque vous indiquez un trajet à suivre, soyez précis, comme si vous étiez au téléphone.
Demandez à la personne si elle a besoin d'aide.
Un chien-guide qui porte un harnais est un chien au travail : il a besoin de toute sa concentration. Évitez de le toucher ou d'attirer son attention. Et surtout adressez-vous avant tout à la personne !

Certaines personnes aveugles mémorisent leurs parcours à l'aide de points de repère physiques ou auditifs et empruntent toujours les mêmes trajets. Faites attention à ne pas piéger leurs parcours en ajoutant des obstacles qui pourraient représenter un danger (carton, chaise, objet suspendu, etc.).

Favorisez l'autonomie de la personne en l'encourageant à utiliser sa vision résiduelle et laissez-la entreprendre ce qu'elle se sent capable de faire.

Guider

  • Lors d'une marche en sa compagnie, demandez-lui si elle a besoin d'aide, auquel cas vous lui offrirez votre bras gauche juste au-dessus du coude plutôt que de tenir le sien. Marchez un demi-pas en avant de la personne que vous guidez.
  • Décrivez-lui le lieu chaque fois que vous entrez quelque part ou que vous vous trouvez dans un lieu non familier. Employez la méthode de l'horloge pour indiquer l'endroit où sont situés les objets et les personnes.
  • Avant de franchir un obstacle, faites une pause et informez-la de la présence de cet obstacle. Abordez les trottoirs, les escaliers et les entrées de front, ne vous en approchez jamais de biais et précisez s'il faut monter ou descendre.
  • Arrêtez-vous complètement devant un escalier et, si nécessaire, changez de côté afin que la personne que vous guidez puisse utiliser la rampe. Elle trouvera la première marche en glissant son pied vers l'avant jusqu'à ce qu'elle sente bien l'escalier. Vous commencerez alors à le monter ou à le descendre ensemble. Demeurez toujours un demi-pas en avant de la personne que vous guidez et dites-lui que vous êtes arrivés à la dernière marche.
  • Pour l'aider à s'asseoir, approchez-vous d'elle et placez sa main sur le dossier de la chaise pour lui fournir un point de repère.

(source : centre d'orientation et de consultation psychologique, université de Laval)

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