Connaître la déficience mentale

Résumé : Perturbation du degré de développement des fonctions cognitives telles que la perception, l'attention, la mémoire et la pensée ainsi que leur détérioration à la suite d'un processus pathologique.

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La Classification Internationale des Handicaps (CIH) donne la définition suivante de la déficience mentale (ou déficience intellectuelle) : Perturbation du degré de développement des fonctions cognitives telles que la perception, l'attention, la mémoire et la pensée ainsi que leur détérioration à la suite d'un processus pathologique.

La déficience mentale correspond à un Quotient intellectuel (QI) inférieur à 69.

Elle peut s'installer d'emblée lors du développement psychique de l'enfant ou apparaître suite à une détérioration secondaire (épilepsie sévère, maladie mentale...). Les causes les plus fréquentes sont la trisomie 21 et le syndrome de l'X fragile.

Les conséquences sont des difficultés de réflexion, de conception, de mémorisation et d'évaluation des informations.

Les personnes handicapées mentales ont par ailleurs du mal à évaluer le temps, à apprécier la valeur de l'argent, et à appréhender les conventions et règles tacites.

Exemples : autisme (différence concernant la communication et la compréhension des relations sociales), trisomie 21, encéphalopathie (déficience mentale associée à des troubles moteurs ou sensoriels)...

L'UNAPEI (Union Nationale des Parents d'Enfants Inadaptés) définit une personne ayant une déficience mentale en tant que personne à part entière : « elle est ordinaire parce qu'elle connaît les besoins de tous, dispose des droits de tous, et accomplit les devoirs de tous. Elle est singulière parce qu'elle est confrontée à plus de difficultés que les autres citoyens. »

Comment se comporter ?


Communiquer :

Pour que la communication s'établisse correctement, il est important d'être avenant afin de mettre en confiance l'interlocuteur. C'est plus agréable de s'adresser à quelqu'un en souriant que de rester froid et craintif.

Parlez normalement en faisant des phrases courtes et évitez de donner trop de détails.

Lorsque votre interlocuteur prend la parole laissez -lui finir son intervention. Ecoutez-le sans manifester d'impatience. Prenez le temps de le comprendre.

Les personnes ayant une déficience mentale ont parfois des centres d'intérêts privilégiés comme la musique, le foot, la télé et les animaux. Axer la conversation sur l'un de ces sujets peut renforcer la participation de l'interlocuteur.

Accompagner :


En général, les personnes qui ont une déficience intellectuelle n'aiment pas le changement. Beaucoup d'entres elles sont souvent autonomes dans leurs déplacements et leur gestes au quotidien, mais il suffit parfois d'un imprévu pour qu'elles perdent leurs moyens. Votre aide peut être la bien venue.

Si la personne est perdue dans la rue, il faut s'assurer qu'elle a bien compris vos explications car il leur est parfois difficile d'appréhender les indications d'orientation. Le mieux serait de l'accompagner jusqu'à sa destination si la personne est d'accord.

Demandez toujours à la personne si vous pouvez lui prendre le bras pour la guider.

Prenez votre temps et adaptez-vous à son rythme.

En cas de difficulté grave, appelez le SAMU ou les pompiers mais pas la police.

Ne craignez pas d'entrer en contact, le handicap mental n'est pas contagieux !

(source : vivre ensemble : guide des civilités à l'usage des gens ordinaires).

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