Cluzel : le milieu ordinaire doit être la norme pour tous

Résumé : Emploi et handicap "aux rapports" en ce début 2018. Des bilans pas vraiment tendres pour une politique qui, depuis 30 ans, peine à produire ses effets. Quelles sont les priorités de Sophie Cluzel dans ce domaine ? Au travail !

Par , le 

Lire les réactions et réagissez !

Handicap.fr : Lors de vos vœux devant le CNCPH (Conseil national consultatif des personnes handicapées), le 18 janvier 2018, parmi les nombreux chantiers en cours en matière de handicap, vous avez souhaité distinguer deux thèmes prioritaires : l'école mais aussi l'emploi… Pour quelle raison ?
Sophie Cluzel : Oui, en effet, j'ai évoqué l'entreprise inclusive. Parce qu'il devient urgent de refondre la politique de l'emploi, encore trop cloisonnée. Pour cela, il faut rendre les employeurs acteurs. La stratégie de notre secrétariat d'État est d'impliquer le terrain et de s'inspirer des expériences réussies. Je travaille en étroite collaboration avec la ministre du Travail, avec plusieurs objectifs, notamment améliorer l'accès aux offres de service des acteurs de l'emploi et mobiliser les leviers de la formation et ceux de l'apprentissage. Plusieurs rapports ont récemment été publiés qui ouvrent de nombreuses pistes pour plus d'efficacité.

H.fr : Ces rapports ne sont pourtant pas tendres avec les deux fonds dédiés à l'emploi des personnes handicapées (Fiphfp et Agefiph). Le premier à avoir été rendu public est celui de la Cour des comptes.
SC : Il incite à ne pas limiter la réflexion au fonctionnement des structures et à remettre à plat l'ensemble du dispositif, ses objectifs et les besoins. Je souscris pleinement à cette approche, cela fait trente ans que le système n'a pas été remis en question, il est temps de le faire. C'est pour cette raison que je vais lancer une concertation avec les entreprises et les personnes handicapées. Nous allons également mener des expérimentations, dès avril 2018, avec Pôle emploi sur 8 régions et une vingtaine d'agences pour enrichir l'offre de services tant pour les personnes que les employeurs. Ses conclusions viendront alimenter les propositions concrètes du gouvernement sur l'obligation d'emploi et la contribution.

H.fr : Son constat est pourtant sans appel…
SC : Il est factuel et on ne peut que le partager ; les résultats de cette politique sont insuffisants. La Cour pointe le fait que la politique d'intervention, tant de l'Agefiph que du Fiphfp, ne repose pas, en réalité, sur une analyse des besoins des personnes. Il faut renverser ce paradigme. On ne mène pas une politique de l'emploi à partir des seules ressources ; la mise en œuvre des prestations est au service de la politique de l'emploi et pas l'inverse.

H.fr : Il critique également le principe même du quota…
SC : Pas tout à fait. La Cour des comptes ne remet pas en cause le principe du quota mais pointe les difficultés de son calcul et son contrôle. Il ne faut pas tout renier, la politique du quota de 6% a insufflé une culture du handicap dans les entreprises, notamment avec la création de nombreuses missions dédiées. Mais il est vrai que, trente ans après sa mise en place, les entreprises peinent encore à atteindre 3,5%. Ce système reste incitatif mais n'a peut-être pas été correctement accompagné jusqu'à présent. Ma conviction, c'est qu'il ne faut pas le supprimer mais simplifier le mode de calcul afin de privilégier davantage l'emploi direct des personnes handicapées. Nous discuterons avec les branches professionnelles et certaines filières sous tension qui pourraient être moteurs afin de faire plus et mieux, notamment dans certains bassins d'emploi.

H.fr : Quelques jours plus tard, c'est au tour de l'Igas et de l'Igf (Inspections générales des affaires sociales et des finances) de rendre leur copie. Cette fois-ci, la douche est un peu moins froide mais le bilan toujours mitigé.
SC : En effet, leurs observations sont plus nuancées mais chacun est dans son rôle. Il y a pourtant un constat partagé : nous pouvons mieux faire. Depuis que ces rapports ont été publiés, je suis malgré tout surprise des réactions très positives de la part d'entreprises qui veulent témoigner de la façon dont elles ont recruté des travailleurs handicapés et comment cela a changé leur vision des choses. Nous envisageons d'ailleurs une plateforme pour recueillir ces contributions.

H.fr : Ce rapport évoque également, à la place ou en complément des contributions prélevées sur les entreprises qui n'embauchent pas suffisamment de personnes handicapées, un prélèvement sur la masse salariale, pour tous… Est-ce une option envisageable, voire déjà envisagée ?
SC : Toutes les propositions formulées dans le rapport sont à étudier et feront l'objet d'études d'impact pour aider à faire les bons choix pour une politique d'emploi plus moderne et inclusive.

H.fr : La mission de simplification de la DOETH (Déclaration obligatoire d'emploi des travailleurs handicapés) est en cours. C'était nécessaire ?
SC : Oui, il faut bien avouer que cette déclaration est un cauchemar pour les entreprises. 85 items à remplir ! Il faut parfois une personne rien que pour cela dans certaines missions handicap. À partir du 1er janvier 2020, cette déclaration sera intégrée à la Déclaration sociale nominative (DSN). Avec également l'objectif de promouvoir l'emploi direct, revoir les minorations et déductions ainsi que la sous-traitance qu'il s'agirait de valoriser autrement.

H.fr : Ces rapports vont-ils nourrir les décisions du gouvernement ?
SC : Oui, tout comme celui de messieurs Taquet et Serres sur la simplification des démarches administratives des personnes handicapées qui devrait être rendu en mars ou avril 2018. Ou celui de Dominique Gillot qui, outre le soutien à l'emploi des aidants et l'optimisation des parcours des personnes, doit interroger la chaîne d'intervention de l'ensemble des acteurs qui concourent à l'accompagnement vers et dans l'emploi des personnes. Tout comme celui du groupe sénatorial qui va étudier le financement de la prise en charge des personnes handicapées avec des propositions concrètes avant l'été. Nous aurons alors toute une palette d'éléments factuels.

H.fr : Il y a aussi le rapport de Jean-Marc Borello, consacré à la réforme de l'emploi, remis lui aussi en janvier 2018…
SC : Oui et les personnes handicapées en font franchement partie. Son accroche, est « Nul n'est inemployable » mais je dis plutôt : « Tout le monde est employable ». La problématique de la formation et de l'accompagnement irrigue tout ce rapport. Il s'appuie sur le fléchage des contrats aidés avec la notion d'employeur-abilité, c'est-à-dire faire la preuve que ces contrats subventionnés sont bien utilisés  (ndlr : les entreprises privées en sont exclues). Il propose surtout d'inscrire les travailleurs handicapés dans le droit commun.

H.fr : Le rapport Borello parle de la création un « Fonds d'inclusion dans l'emploi ». Quel objectif ?
SC : Il sera destiné à toutes les personnes éloignées de l'emploi. Via la formation, il permettrait d'améliorer leur employabilité et leurs compétences.

H.fr : En 2018, quelques priorités en matière d'emploi ?
SC : Mieux accompagner la transition entre l'école et le milieu professionnel via plus de passerelles ; pour cela, je souhaite davantage mobiliser l'apprentissage car c'est un outil de transition qui sécurise l'accès à l'emploi. Il sera inscrit dans la future loi sur l'apprentissage que prépare Muriel Pénicaud (ministre du Travail). Mais aussi faciliter l'embauche et le maintien dans les PME et TPE (moyennes et très petites entreprises) qui ne sont pas ou mal accompagnées. Ces employeurs sont souvent démunis et il devient nécessaire de former des personnes ressources. L'objectif, in fine, étant de réduire l'écart de chômage avec les personnes valides.

H.fr : Une place pour le dispositif d'emploi accompagné ?
SC : Oui, je serai très vigilante pour que cet outil produise ses effets, et ce dès l'âge de 16 ans. Nous en avons besoin pour accompagner les travailleurs d'Esat qui le désirent vers le milieu ordinaire. Le milieu ordinaire doit être la norme pour tous ; on a perdu assez de temps.

Lire les réactions et réagissez !  

Handicap.fr vous suggère les liens suivants :

Sur Handicap.fr

"Tous droits de reproduction et de représentation réservés.© Handicap.fr. Cet article a été rédigé par Emmanuelle Dal'Secco, journaliste Handicap.fr"


Commentaires

Réagissez à cet article

Le 01-02-2018 par setroc :
trop de magasins et de restaurants ne font pas d'efforts pour l'accebilite alors qu'une rampe amovible suffirait en etant signalisee a l'entree

Le 01-02-2018 par steftouboul :
bonjour
se reformer quand on a une incapacité est une chose géniale mais ce qui l'est vraiment moins c'st la non étude du cas pas cas car un trauma cérébral sévère ne permet pas d'être pleinement capable d'apprendre toute une journée et cela tout le monde s'en moque ! il serait temps de tout repenser vraiment

Le 01-02-2018 par Marie :
Bonjour, je travaille dans la fonction publique : on me montre la sortie...
Voilà... Marie

Le 01-02-2018 par DENISE DANIEL :
j'ai été congédié à la suite de 3 contrats aidés avec une association culturelle. J'ai 61 ans et il me reste 5 ans à devoir occuper un poste soit de secrétaire soit dans le secteur du social. Je suis handicapée (genoux et colonne vertébrale QUI VA M'EMBAUCHER A MON AGE ?
Merci de me donner des pistes.

Le 01-02-2018 par pendrell :
pourquoi y-a-t-il une inégalité de traitement entre les personnes qui ont l'AHH et celles qui ont une pension d'invalidité ; les premières sont exonérées de la taxe foncière et pas les autres ! Pourquoi cette discrimination ? Peut-on y remédier et comment procéder à cette injustice ?

Le 02-02-2018 par Monique-Liliane :
Ces projets pour l'insertion en entreprise des handicapés semblent intéressants et démontrent une volonté d'agir en faveur de cette population spécifique.Les deux commentaires de Steftouboul et de Denise Daniel, devraient être traités cas par cas en effet. Mais qu'en est-il de l'insertion en artisanat ou de l'aide au développement de leurs créations pour des personnes déficientes physiquement ou intellectuellement cependant expertes dans leur domaine? Elles sont aussi les parents pauvres de cette famille. Dans la confection de bijoux ou comme stylistes en  lingerie ou tout autre article touchant à la mode. Elles ont un handicap supplémentaire, celui qui les empêche de démarcher pour vendre leurs créations ou pour monter administrativement leur propre entreprise . On devrait pouvoir mettre à leur disposition des spécialistes commerciaux, dont l'activité serait de leur servir de coach accompagnateur pour leur projet.

Le 02-02-2018 par Bilou :
Je suis un handicapé amputé la jambe gauche jai une prothèse, Mme Cluzel je cherche un emploi jai trouvé que 4 heures en plus jhabite chez ma mère ,je dors dans le salon ya pas intimité ni rien svp pouvez faire quelque pour moi un logement jai la demande à la mairie et un travail au moins 4 h par jour sa moccupera merci

Le 02-02-2018 par morice :
Bonjour,

Je touche une pension+l'aah 913€ et quand je suis en activité professionnelle, sa saute. J'ai des enfants, une femme, alors, je survis. Pourquoi si on travail, ça saute la pension+l'aah. C'est une inégalité qui me fait sortir de mes gonds. Quand on travail, on laisse ses soucis à la maison mais pas son handicap. MERCI

Le 02-02-2018 par Mario :
Bonjour.
Encore bcp de conditionnel dans les réponses. Et surtout une mesure dissuasive pour le respect de l'embauche des TH par les entreprises: "un prélèvement sur la masse salariale, pour tous". Pourquoi la ministre a t-elle éludé cette question??
Plutôt que de faire des bon mots ("Tout le monde est employable" au lieu de "nul n"est inemployable"...).
Noyer le poisson! Ce gouvernement fait exactement comme ses prédécesseurs, bcp de rapports pour peu de résultats.

Le 02-02-2018 par Jolion :
Bonjour,
Madame CLUZEL parle seulement que des personnes de L'AAH et non de toutes les catégories, A chaque élections Présidentielles nous avons que des promesses.
Madame CLUZEL ne parle surtout pas d'un important problème que je tiens à dénoncer au nom de l'ensemble des personnes en situation de handicap lors d'un divorce et du partage des biens, comment comprendre que le conjoint handicapé soit lésé du partage par les Juges et Notaires qui rendent tous les jugements en faveur de l'autre conjoint non handicapé, il est inadmissible du comportement des Juges et Notaires, à quand une loi ou un décret en faveur du conjoint lésé...?
Madame CLUZEL nous attendons une réponse de votre part à ce grave problème qui depuis des années tous les conjoints divorcés en situation de handicap se retrouvent sans rien, et il y en a qui se sont retrouvés à la rue, c'est vraiment scandaleux et il est temps de dénoncer cette injustice à l'encontre des personnes handicapées.

Cordialement,

Le 02-02-2018 par Dany Marie Harel :
Bonjour,un proche souffrant de plusieurs patholgies (invalidité 2) vient de voir sa pension diminuée de 85 Euros en janvier sans aucune explication est-ce normal ????

Le 02-02-2018 par Maigne :
Bonjour,
Madame CLUZEL,pourquoi les entreprises publiques ou privées ne prennent pas en considération les personnes avec une RQTH pour l'embauche, les aménagements de postes et simplifier les procédures d'aménagement de postes qui sont primordiales pour que l'on puisse travailler dans de bonnes conditions car la motivation est là mais seuls les contrats précaires s'accumulent d'année en année.....que proposez-vous à l'avenir pour ces personnes en difficultés ?

Le 04-02-2018 par caliméro :
bonjour,
Beaucoup de belles promesses, mais peu d'action, le gouvernement actuel, favorise le capitalisme au lieu des valeurs morales, peu d'initiative concernant les handicapés, on donne d'une main, on prend de l'autre. EX. la prime d'activité supprimé, ajouté 60 euros pour APL concernant les revenus de cette façon les personnes défavorisés n'ont plus droit à la CMU. Tout est fait pour écraser, les personnes les plus fragiles, et qui rapporte gros à l'état. le racket autorisé, est née, en France, le pays des droits de l'homme, je dirai plutôt, le pays des droits des finances. bonne journée à tous et toutes.

Le 04-02-2018 par emila :
A l 'intention de Mme Cluzel
Mille millions de Bravos pour votre souhait de DECLOISONNEMENT pour les personnes autistes Le mot DESINSTITUTIONNALISATION est long et tres difficile à le dire certainement aussi difficile que votre tache visant à sortir nos autistes des murs d enfer mais nous parents, nous comptons sur vous pour cette réalisation afin de procurer rapidement du bien être à nos enfants, une vie digne qu ils n ont pas connue depuis 50 ans ou plus encore en France

Le 05-02-2018 par roger mahieu :
handicape je ne trouve jamais une place pour me garer car la plupart du temps les places sont prises par des gens qui n'ont aucune moralite car ils utilises la carte d'un proche au detriment d'un handicape et personne ne fait rien je me suis meme fait bousculer merci le civisme

Le 05-02-2018 par petitfu :
on revient toujours au même problème l'aah exclue de vivre en couple si déclaration du conjoint l'aah saute injustice pour la personne qui vie avec un handicape

Le 06-02-2018 par suzanne :
Mme Cluzel parle de chomage de personnes accidentées du travail, ou de la vie ; mais passe sous silence la population d' H.Mentaux , incapables de travailler , sauf dans le cadre occupationnel et protégé d' un ESAT !
Que les parents d' AUTISTES militent pour des sections ADAPTEES ,en Esat ,mais ne se bercent pas d'illusions...Le milieu ORDINAIRE broiera leur enfant !
L'INSTITUTION reste nécessaire avec AAH., et l'inclusion n'est que la face cachée de l'exclusion !
nous vivons dans le milieu ordinaire , et nos PH. , où ? Ils sont DEPENDANTS , ont besoin d'aide humaine :la réponse à leur H.est-elle interdite ? comme la vie collective ? Le financement n'est -il pas le seul problème que l'on cache derrière ces grandes déclarations de Droits de l' Homme? Le SDF. est inclus dans la société : nos jeunes en INSTITUTIONS ne le sont pas , mais beaucoup plus heureux et plus LIBRES !

Le 06-02-2018 par PINEL :
j'ai un fauteuil roulant je ne peux pas sortir le bailleur refuse de faire les acés pour sortir

Le 07-02-2018 par memee :
travailler dans le milieu ordinaire avec un handicap Quelle employeur acceptera, avec une rentabilité moindre? ou alors chercher le handicap?On sait trés bien aujourd'hui que les personnes handicapées en ESAT et EA doivent être productifs même si l'état assure une grosse part de leur salaire que l'on donne la même chose aux entreprises du milieu ordinaire.

Le 07-02-2018 par Walter Salens :
"Le milieu ordinaire doit être la norme pour tous ; on a perdu assez de temps." Cette ultime phrase de dame Cluzel me laisse pantois:le remède une fois pour toute à l'égard de l'emploi des PSH. Je partage l'opinion de Suzanne:la diversité du handicap fait qu'il faut une approche spécifique et avec une possibilité concrète en rapport. En 1989 j'ai eu le plaisir inattendu d'entrer dans le monde du handicap,léger car une seule jambe paralysée. J'ai visité plusieurs Cat ou ateliers protégés vers 91-92.Crée ensuite une sarl avec l'agrément AP, sur mes fonds et non sur le dos du contribuable comme trop d'assoc en ces temps-là. 25 ans plus tard (entreprise existe toujours) je peux confirmer qu'il faut travailler aussi sur les possibilités actuelles: ESAT, Entreprise adaptée (en milieu ordinaire d'ailleurs), IME, IMPro, classes Ulis... pour analyser, corriger, améliorer et augmenter l'effort financier. Mais certainement pas avec la dernière phrase que j'ai citée. Sorry d'avoir parlé de moi.

Le 08-02-2018 par Thomas :
Je suis atteint d'une maladie invisible et qui n'est pas reconnue...Je m'use au travail, reconnaissance TH (qui franchement n'apporte rien d'extra....sauf à l'employeur)mais donc pas de % d'handicap et à chaque reforme des retraites, je constate que ma souffrance va durer plus longtemps et c'est désespérant. Suis en inaptitude à mon ancien poste et c'est devenu l'enfer car pour retrouver un travail adapté à ma condition, c'est la grande solitude...Donc pour le moment, je vais de mission en mission avec l'impression d'être poussé vers la sortie alors que ma pathologie est consécutive à un accident de travail mais sans reconnaissance de cette dernière: je n'ai droit à rien. Formidable le pays des droits de l'homme.... qui a oublié que derrière l'économie et l'argent, il y avait des humains. Enfin, je pense qu'il existe des concitoyens dans des situations bien pires que la mienne et c'est une honte...

Le 08-02-2018 par gabriel :
Bonjour Madame Cluzel comment vous voulez favorisez l'embauche des personnes handicape sachant que une embauche d'une personne annuel est de 19 540 en salaire smic en brut et qunad les entreprises payent SEULEMENT QUE 3904 EURO D 'AMANDE aujordhui en 2018 les societes prefere payer une amande que d'embauches ou de faire des actions vers des entreprises adaptees

Le 15-02-2018 par Vero :
Vivement de l'aah totale, ma vsp vient d'avoir un accident... Je ne peux plus envoyé et ramené m fille de l'école, faire mes courses( ou du moins les choisir) je n'ai comme choix mon canapé et maigrir jusqu'à disparaître et être une mauvaise mère. Cette voiture d'Occasion il l'aurais failus 7 pour la payer... Je ne sais même pas si j'ai encore 7 ans...

Le 07-03-2018 par marc :
Avoir besoin d'aide, d'accompagnement ds le travail, la vie sociale ne signifie pas travailler et passer sa vie en ESAT et foyer, encadrés par des moniteurs. Le milieu ordinaire ne broie pas nos enfants autistes, trisomiques, population d'H.Mentaux comme vous dites : https://emploi.handicap.fr/art-autisme-inclusion-emploi-andros-1029-9988.php on y lit que ces travailleurs autistes sont non verbaux, qu'ils s'épanouissent dans leur travail en milieu ordinaire et font des progrès fulgurants. Je pense que ce sont les esat foyer qui les broient. Imaginerait-on des personnes souffrant de cancers, diabète, condamnés à travailler et vivre ensemble ?
Pour info : coût à la place d'un ESAT : 15000€ par an/travailleur (coût du seul encadrement), autant pour la rémunération + le patrimoine bâti de l'asso gestionnaire. Le contribuable n'a que trop financé un système stigmatisant, coûteux et inefficace. Reversons le coût de la place en esat à l'employeur.

Le 09-03-2018 par marc :
le dispositif d'emploi accompagné ne doit pas être réservé aux seuls travailleurs dEsat car cela reviendrait à devoir passer par lesat pour pouvoir aller en milieu ordinaire ! Et lEsat continuera à choisir « qui aura droit » à partir en milieu ordinaire, tellement facile dinfluencer une personne déficiente intellectuelle.. Aller en ESAT peut être un choix quil faut respecter, mais respectons la majorité qui ne veut pas et nont jamais voulu y aller. Lidéal étant que la personne handicapée fasse ses choix de travail (de logement..) sans plus passer par le médico-social et ses orientations. On a effectivement perdu assez de temps.

Soumettre votre avis

Rappel :

  • Merci de bien vouloir éviter les messages diffamatoires, insultants, tendancieux...
  • Pour les questions personnelles générales, prenez contact avec nos assistants
  • Avant d'être affiché, votre message devra être validé via un mail que vous recevrez.

Haut

Recevez la newsletter Handicap.fr